J’ai d’autres amis, ou bien, des personnes avec qui je parle, comme Cacambo (l'homme le plus honnête que j'ai jamais connu... en fait c'est étrange...), une vielle (qui est très stoïque, et même si elle est souvent de mauvais humeur, elle se mêle de ses affaires, et comprend qu'on doit simplement endurer ce qui nous arrive)... mais vous ne voulez sûrement pas en lire plus.
Thursday, December 26, 2013
Seigneur Pococuranté, le « Hipster »
Candide et moi sommes allés voir le seigneur Pococuranté pour résoudre un pari. On a entendu parler de lui et Candide prétendait que c'est un homme qui n'a jamais eu de chagrin. Quand nous sommes arrivés là, on a vu qu'il a un excès de tout, ayant le meilleur de tout. Malgré ses circonstances (dans lesquelles tout autre homme serait le plus content du monde), lui, il est apathique ; rien ne le plaît vraiment. En fait, dans ma langue maternelle, l'Espagnol, « poco » veut dire « petit » et « curante » est très similaire au mot qui veut dire « se soucier » ! Tout ce qu'il fait dans la vie, c’est de tout critiquer -- l'art, la musique, la littérature. Je me demande s'il n'est vraiment pas impressionné, ou s'il fait semblant que c'est le cas pour paraître « cool. »
Voici un lien à son blog, vous allez voir ce que je veux dire.
Pangloss, le Métaphysico-théologo-cosmolonigologien
Son nom venant des mots grecs qui veulent dire « tout » et « langue »,
il parle BEAUCOUP trop. Il est l'origine de la devise ridicule de Candide, «
tout est au mieux. » Je n'ai aucune patience pour des folies comme cela.
Comment peut-on penser cela dans un monde si plein de péchés, d'hommes cruels,
de femmes malhonnêtes, d'officiels corrompus et de pouvoir dépravé ? En fait,
Pangloss a admis récemment que même il ne croit pas dans son philosophie;
néanmoins, il insiste que « car enfin [il est] philosophe, il ne [le] convient
pas de [se] dédire. »
Candide, l’Optimiste
J'ai rencontré Candide dans un des
temps les plus difficiles de ma vie. Et il m'a aidé! Je n'avais pas d'argent,
ni personne dans le monde, mais il m'a aidé. Il était mon sauveur quand Dieu
n'était pas. Cela dit, il est un des hommes le plus naïf que j'aie jamais rencontré
- en Latin, son nom même veut dire « blanc » ! Il ne comprend pas le monde,
particulièrement le mal qui est dans l'homme. Candide est un optimiste à
l’excès.
Qui suis-je? Mes origines
Je suis né en Espagne, ayant deux
frères aînés, mais ils sont partis quand j'étais jeune. Nous étions assez
fortunés; mon père était un banquier, alors on ne manquait pas de choses. Cela
dit, mon père était une brute. J'ai appris tôt dans la vie de me taire et de ne
pas être sous les pieds, sinon, je rencontrerais sa ceinture. J'ai toujours
fait de mon mieux pour protéger ma mère, mais ce n'était pas toujours possible.
Je passais le moins de temps que possible à la maison. Pour m'en sauver,
j'allais à l'église. J'étais un garçon naïf; je pensais que si je priais assez,
Dieu m'aiderait. Je lui suppliais de nous libérer de cet enfer dans lequel ma
mère et moi vivions. Un jour, je suis rentré chez nous le soir pour voir des
policiers à la porte de notre maison. Je pensais qu'on a répondu à mes prières.
Mais ce n'était pas vraiment le cas; oui, j'ai vu mon père escorté de la
maison, mais ma mère est sortie aussi, mais par brancard et couverte d'un drap
blanc.
Lorsque les procès ont fini, j'avais
déjà 18 ans, un adulte dans le monde tout seul. J'ai pris le peu d'argent que j’avais
et je suis allé à l'école pour étudier la littérature. J'ai beaucoup appris et
j’ai découvert beaucoup d'idées intéressantes. Malgré mes études, j'étais
tourmenté par des cauchemars et ma mère me manquait intensément. J'ai continué
à aller à l'église et demander pourquoi Dieu a laissé arriver ce qui s’est
arrivé. J'étais si malheureux que j'ai presque quitté l'école mais, quand je me
suis confié à mon prof de philosophie, avec qui je suis devenu très proche, il
m'a dit qu'il y a beaucoup de personnes dans le monde qui sont malheureux et
que je ne devrais pas gaspiller cette opportunité. Ceci m'a vraiment parlé et
j'ai décidé de rester. Après cela, le prof et moi sommes souvent restés tard le
soir à discuter des théories, de nos croyances et des idées. Quand j'ai eu mon
diplôme, j'ai voulu continuer mes études, mais il ne me restait point d'argent.
Mon ami le prof m'a aidé à trouver un emploi comme libraire en Amsterdam.
J'étais heureux en Amsterdam. Les
cauchemars de mon enfance ne me tourmentaient pas et je pouvais lire autant que
je voulais. Je suis même tombé amoureux d'une jeune femme qui était à
l'université là-bas et venait souvent acheter des livres. J'ai gardé cette
position pendant 10 ans et durant ce temps, cette femme est devenue ma femme et
m'a donné deux beaux enfants. On n'avait pas beaucoup d'argent et c'était difficile,
mais j'étais content. Malheureusement, tout à coup, tout s'est effondré.
Ma femme m'a volé; elle a tout pris de
notre petit appartement. Elle m'a quitté pour un autre homme - un baron riche -
et a décidé de tout prendre avec elle. Mon fils voulait aller avec elle et
vivre avec le baron en Allemagne. Quand j'ai refusé, il m'a battu, presque à la
mort. Après cela, j'étais seul avec ma fille. Elle m'a soigné jusqu'à la
guérison, mais pendant ce temps, j'ai perdu mon emploi. On manquait de
l'argent, parce que ma femme a tout pris avec elle. Nous n'avions rien que l'un
l'autre. Et là, j'ai perdu ma fille aussi. Elle m'a abandonné pour un
Portugais.
Après quelque mois, j'ai entendu parler d'un
ami qui s’est enfui au nouveau monde pour commencer une nouvelle vie. Je n'avais
rien qui me gardait en Europe, alors j'ai décidé de le suivre. Mais, je ne suis
pas parti avant que j'aie pu entendre que ma femme (devenue marquise) n'a pas
été fidèle à son nouveau mari non plus et a contracté le syphilis !
En tout, je suis allé au nouveau monde,
mais j'ai découvert là que le bateau sur lequel ma fille voyageait n'est jamais
arrivé ; il a coulé en pleine mer. Encore un malheur inexplicable par Dieu.
Enfin, je me suis établi en Surinam. Après
un court temps, j'ai été renvoyé de l’emploi que j'ai trouvé là. Quelqu'un a
mal compris un commentaire que j'ai fait et m'a pris pour un Socinien !
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